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PHILIPPE BOURSEILLER
PASSAGE DU NORD-OUEST

Conséquence du réchauffement climatique, le mythique passage du Nord-Ouest, en Arctique, est désormais ouvert à la navigation.
L'Amundsen, brise-glace de la garde côtière canadienne, volontairement repérable avec sa coque rouge et ses structures blanches, ouvre cette voie. Et se fait véritable laboratoire scientifique flottant. A son bord, des scientifiques français, canadiens et allemands spécialistes en glaciologie, météorologie, géologie, cartographie, sciences de la mer et biologie. Leur mission : évaluer l'impact écologique de cette nouvelle route maritime en raison du réchauffement climatique.

Le passage mythique du Nord-Ouest... Un songe qui naît en 1490 quand Jean Cabot, navigateur vénitien au service du roi d'Angleterre, émet l'hypothèse d'un passage vers l'Orient par le Grand Nord, un étroit réseau de chenaux qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques. Il faudra attendre les années 1903 à 1906 pour que le Norvégien Roald Amundsen, dont le brise-glace canadien porte aujourd'hui le nom, parvienne à forcer son chemin.

Aujourd'hui, le changement climatique, et la spectaculaire fonte des glaces polaires qui l'accompagne ont tout bouleversé. Le visage de l'Arctique a changé. Depuis 2007, l'été, le passage du Nord-Ouest est désormais presque ouvert et attire toutes les convoitises. L'enjeu est considérable : l'emprunter permet de raccourcir d'au moins 4000 kilomètres le trajet maritime actuel entre l'Europe et l'Extrême-Orient. De plus, la mer de Beaufort renfermerait en son sous-sol jusqu'à un quart des réserves d'hydrocarbures . Une fantastique richesse, logée là, sous ce 141ème méridien, et pourtant si proche de la frontière maritime
américaine...

Quant à l'Amundsen, l'été prochain, il poursuivra sa croisière comme navire-hôpital pour les Inuits.

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© Philippe Bourseiller / JH Editorial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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